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Torture : le juge Scalia fait valoir son point de vue

La Commission du Renseignement du Sénat américain a publié le 9 décembre 2014 un rapport sur les tortures perpétrées par la CIA après le 11-Septembre. Le rapport a été très commenté (a-t-il été vraiment lu ? qu’est-ce qui le distingue des autres rapports existant sur le sujet et concluant dans le même sens ?). C’est dans ce contexte que, dans une interview radio accordée à la Radio Télévision Suisse (11 décembre 2014), le juge Antonin Scalia apporte sa caution à une opinion minoritaire existant dans le débat public américain : il faut sortir du New York Times, du Washington Post ou du LA Times - qui ont par ailleurs commis de très intéressants papiers sur le sujet, notamment un article de Thomas L. Friedman, "We’re always still Americans" - pour concevoir que cette opinion n’est pas marginale dans la société américaine. Le juge Scalia reprend en réalité à son compte deux arguments usuels : l’argument tenant à l’absence de dispositions dans la Constitution américaine portant prohibition de l’usage de mauvais traitements contre les terroristes (argument auquel l’on objecte constamment le droit international) ; l’argument tenant à l’existence de cas-limites dans lesquels nul ne peut dire à l’avance ce qu’il peut en être.

13 décembre 2014

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