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RBG (documentaire*). Ruth Bader Ginsburg. Juge à la Cour suprême des États-Unis.

« Sur le site Web Etsy, qui vend des objets artisanaux et des articles vintage, taper Ruth Bader Ginsburg dans la barre de recherche et vous aurez plus de 1000 résultats.

Vous pouvez acheter une carte d’anniversaire revêtue de l’image de la juge avec la mention « petit(e) et puissant(e) » écrite en rose. Il y a aussi un débardeur avec son visage sévère et la mention « Je ne suis pas d’accord » (I dissent) écrite en dessous. Il y a des affiches d’elle en tant que Rosie la riveuse, des poupées en costume de cérémonie à son effigie, et même des bougies de prière la décrivant comme « la Sainte patronne de la Cour suprême ».

Si Etsy n’est pas votre truc, vous pouvez trouver une figurine Ginsburg sur Kickstarter, munie d’un marteau, d’un doigt pointé et de son « jabot emblématique », un col à froufrou au look élégant, parfait pour faire des « déclarations branchées et judiciaires ». (…).

Les articles ne sont pas tous kitsch. Il y a beaucoup d’affiches, de tasses à café et de chemises contenant des citations inspirantes et même stridentes de ses interventions publiques et de ses arguments devant la Cour.

(…)

Et ce n’est que la pointe de l’iceberg. Il y a un album de musique inspiré par l’histoire de sa vie. Il existe des sites Web et des memes qui célèbrent sa jurisprudence, ses dissensions ardentes et son dévouement pour les droits civiques, l’égalité des sexes et la justice sociale. Il existe même un documentaire récent et un prochain film hollywoodien relatant sa longue et riche carrière de juriste plaidant en faveur de l’égalité des sexes.

Ce dévouement inlassable à faire ce qu’elle croit être juste est l’une des raisons pour lesquelles Ginsburg est devenue une icône improbable de la culture pop » (Lire la suite).

« At the age of 84, U.S. Supreme Court Justice Ruth Bader Ginsburg has developed a breathtaking legal legacy while becoming an unexpected pop culture icon. But without a definitive Ginsburg biography, the unique personal journey of this diminutive, quiet warrior’s rise to the nation’s highest court has been largely unknown, even to some of her biggest fans – until now. RBG is a revelatory documentary exploring Ginsburg ‘s exceptional life and career from Betsy West and Julie Cohen, and co-produced by Storyville Films and CNN Films » (présentation par le studio Magnolia Pictures).

« Notorious RBG » : c’est ainsi que ses défenseurs appellent ce petit bout de femme en acier trempé de 85 ans. Pourtant, Ruth Bader Ginsburg n’est pas un rappeur mais un juge de la Cour suprême des États-Unis. Depuis sa nomination (à vie) par le président Bill Clinton en 1993, elle défend vigoureusement les droits des femmes et des minorités. Avant un biopic dont la sortie est prévue en 2019, la juge fait l’objet d’un documentaire passionnant « RBG ». Au fil des témoignages se dessine le portrait d’une femme magnétique, d’une intelligence redoutable, fine politique et libre. Paradoxalement, un vrai héros féministe émerge… le mari de la juge, Martin D. Ginsburg, un professeur de droit, disparu en 2010. Un paradoxe de plus à porter au crédit de « Notorious » RBG » (Florence Colombani, Le Point).

« L’idée d’aller voir un documentaire sur un juge de la Cour suprême ne m’a pas immédiatement séduit. Mais récemment, sur les conseils d’un ami, j’ai vu « RBG » et j’ai été emballé. Ruth Bader Ginsburg est peut-être le plus célèbre des juges de la Cour suprême, l’ancre de l’aile libérale de la Cour et une défenseure des droits des femmes tout au long de sa vie. Son visage, orné de lunettes surdimensionnées, est immédiatement reconnaissable et ses opinions dissidentes, écrites au mépris du virage serré de la Cour vers la droite, sont devenues une dose cruciale de bon sens. Mais dans « RBG », réalisé par Julie Cohen et Betsy West, nous apprenons à quel point la contribution de Ginsburg a été profonde au cours des décennies qui ont précédé sa nomination... Tout au long des années soixante-dix, Ginsburg, en tant qu’avocat de l’ACLU, a plaidé une série d’affaires qui ont essentiellement appris à la Cour suprême, alors composée d’hommes, qu’il existait une discrimination à l’égard des femmes. Sans ces cas, il serait probablement toujours légal de lister les annonces d’emploi par sexe, de payer les hommes et les femmes différemment pour le même travail et de refuser de donner des allocations familiales aux pères. Le monde du travail serait un endroit complètement différent… » (Sheelah Kolhatkar, The New Yorker, 3 juin 2018).

* Documentaire de Betsy West et Julie Cohen.

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