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La sincérité des taux de placement sur le marché du travail des Law Schools en débat devant le juge

La Thomas M. Cooley Law School et la New York Law School ont fait l’objet le 10 août 2011 de plusieurs plaintes collectives (class actions) déposées pour le compte d’étudiants et de diplômés de ces facultés afin d’obtenir le remboursement de leurs frais de scolarité, ce au motif que ces facultés avaient falsifié ou arrangé leurs taux de placement de leurs diplômés sur le marché du travail.
« Le moment pour les facultés de droit d’être tenues pour responsables est venu », a fait valoir David Anziska, l’un des avocats qui représente les plaignants au cours d’une conférence téléphonique avec des journalistes. « Nous avons choisi la Thomas M. Cooley Law School et la New York Law School parce que ces deux facultés semblent être des usines à fabriquer des J.D., mais ce problème n’est pas limité à ces deux facultés ». Jeffrey Kurzon, un autre avocat engagé dans ce litige, a ajouté qu’il ne s’agissait pas d’une mise en cause « de la qualité de la formation dispensée par ces facultés mais plutôt de la mise en cause d’une publicité trompeuse ».
La Thomas M. Cooley Law School, qui compte quatre campus dans le Michigan, est la plus grande faculté de droit américaine fonctionnant avec des inscriptions à temps complet et à temps partiel, avec 4.000 étudiants. Les frais d’inscription pour l’année universitaire 2011 s’élèvent à 34,340 $, selon le site de l’Université. La New York Law School n’est pas moins grande, avec pratiquement 2.000 étudiants à temps complet et à temps partiel, selon l’U.S. News and World Report, et des droits d’inscription s’élevant à 50,000 $.
Les requérants contestent en particulier l’affirmation selon laquelle 75 % à 80 % des diplômés de ces Law Schools trouvent un emploi dans les neuf mois après leur diplôme. « Or la réalité », soutient la plainte, « est que ces chiffres apparemment robustes incluent n’importe quel type d’emploi, y compris des emplois qui n’ont absolument rien à voir avec le marché du droit et qui n’exigent pas spécialement d’être JD, ou qui sont provisoires ou à temps partiel ». Le nombre de diplômés travaillant en réalité à plein temps comme avocat dans un emploi permanent neuf mois après le diplôme « pourrait être bien en dessous de 30 %, et même moins », selon certains plaignants. (…)
Les informations relatives aux rémunérations des nouveaux diplômés ne sont pas moins contestées en ce qu’elles se fondent sur un très faible nombre de déclarations. (…)
L’American Bar Association et la National Association for Law Placement (Association nationale pour l’emploi juridique) ne sont pas d’accord sur l’institution ayant vocation à vérifier la sincérité des données relatives à l’emploi des diplômés des différentes facultés de droit.

Source : NLJ, 10 août, 2011
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