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Impeachment de Donald Trump. Commentaires (*).

« Ce que l’histoire nous apprend dans le contexte de l’enquête d’Impeachment de Donald Trump », Heather Cox Richardson (Boston College) et Thomas Whalen (Boston University,) WBUR, 2 octobre 2019.

ANALYSE. L’enquête d’Impeachment de Donald Trump est-elle un procès en sorcellerie comme l’affirme Rudy Giuliani ? The Washington Post ?, 9 octobre 2019.

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Au cours d’un échange avec Laura Ingraham, animatrice de Fox News, Rudy Giuliani a de nouveau comparé l’enquête sur Trump aux procès en sorcellerie d’autrefois : « Ils veulent en réalité le destituer sur la foi d’allégations de témoins cachés derrière un rideau ; nous ne savons pas qui ils sont », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il avait récemment lu deux livres sur les procès des sorcières de Salem.

« Pour ainsi dire, les sorcières étaient mieux loties », commenta Ingraham.

« Ils avaient plus de droits », a abondé Giuliani.

L’enquête d’impeachment, dans laquelle le Congrès rassemble des informations sur l’inconduite présumée du président, n’est pas un procès. La comparaison de Giuliani entre l’enquête et les procès des sorcières de Salem était pour une part fondée, mais il s’est néanmoins aussi beaucoup trompé. Bien que les personnes soupçonnées de pratiquer la magie noire aient été persécutées au moins depuis les temps bibliques, l’hystérie autour de la sorcellerie aux États-Unis a atteint son apogée à la fin du 17ème siècle. Les jeunes filles qui ont commencé à crier et à avoir des crises convulsives amenaient les hommes du quartier à se plaindre auprès d’un juge de ce que quelqu’un, à travers ces filles, cherchait à leur faire du mal par sorcellerie. Un processus juridique vicié suivait.

« Dans la tradition anglaise de la justice, vous êtes innocent jusqu’à preuve du contraire », a déclaré Emerson W. Baker, professeur d’histoire à la Salem State University, qui a étudié les procès des sorcières. « Cependant, en 1692, ce n’est clairement pas ce qui s’est passé ».

Giuliani a raison de dire que les accusateurs des procès de Salem devaient joindre leur nom à leur témoignage. Son affirmation selon laquelle les personnes mises en cause pour sorcellerie étaient confrontées à leurs accusateurs est néanmoins largement erronée.

Un grand nombre des personnes qui ont accusé d’autres personnes de sorcellerie n’ont jamais comparu au procès, a déclaré Baker. Les filles prétendument affligées simplement des dépositions ensuite présentées au tribunal. Mais il n’y avait aucune possibilité de cross-examination.

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(*) Pour des publications françaises sur le sujet, lire ICI.

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