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Floyd Abrams : l’Avocat du Premier Amendement, in Philosophie juridique du journalisme , Mare et Martin, 2010, pp. 317-331.

Floyd Abrams, un associé du cabinet d’avocats new-yorkais Cahill Gordon & Reindel, est devenu « l’avocat du Premier amendement » en défendant le New York Times face au gouvernement Nixon devant la Cour suprême des États-Unis, qui rendit en faveur du journal l’un de ses plus célèbres arrêts, New York Times Co. v. United States, connu comme le Pentagon Papers Case puisque, précisément, cet arrêt se rapportait à certains documents du Pentagone.

Ce succès allait apporter à cet avocat de trente-cinq ans une renommée conduisant les plus grands médias à s’adresser à lui. Au fil des ans, Floyd Abrams a défendu de nombreux journalistes, et a plaidé à plusieurs reprises devant la Cour suprême. En 2005, il a publié un ouvrage relatant un certain nombre de ces procès. De nombreux avocats réalisent le tour de force d’abandonner la robe lorsqu’ils prennent la plume et de livrer des analyses dépassionnées et profondes du droit. Tel n’est pas le cas de Floyd Abrams : s’il a écrit quelques textes dans des revues juridiques, il demeure avant tout l’avocat d’une cause, un champion de la liberté d’expression. Les procédures rapportées dans son livre permettent d’identifier quelques grandes garanties découlant selon lui du Premier amendement. La quasi-totalité des arrêts mentionnés dans son ouvrage a été prononcée en faveur de ses clients, mais les tribunaux sont souvent allés moins loin qu’il ne l’aurait souhaité. Tout au long des divers épisodes de sa carrière décrits dans Speaking Freely, Floyd Abrams s’est efforcé de convaincre les tribunaux américains, en particulier la Cour suprême, d’adopter plusieurs « principes » relatifs à la liberté d’expression. Certains thèmes ne feront pas ici l’objet d’une analyse approfondie, soit parce qu’ils ne concernent pas directement les journalistes, soit parce qu’ils sont traités de manière détaillée par ailleurs. Deux points principaux de la doctrine juridique de Floyd Abrams seront seuls développés : le refus absolu des mesures préventives, et la protection absolue des informations exactes que l’Avocat a constamment promue. Par suite, l’on discutera la conception archétypale du journalisme en œuvre dans cette doctrine.

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Thomas Hochmann

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