L’état d’urgence aux États-Unis d’Amérique, in L’état d’urgence. (...)

Lori A. Barker (dir.), Obama on Our Minds : The Impact of (...)

Liberté d’expression, deuxième amendement et relation (...)

Quatrième Amendement et tests de drogue dans les établissements

Terrorisme. Elimination physique ciblée des terroristes hors (...)

Esclavage, ségrégation et discriminations. La question des réparations

Sous le titre The Case for Reparations, The Atlantic a publié le 21 mai 2014 un article particulièrement remarqué de Ta-Nehisi Coates sur la question raciale en général et sur celle des réparations en particulier. L’article est commenté favorablement dans le New Yorker par Jelani Cobb (What We talk about when we talk about Reparations) qui écrit :

« Il y a un siècle et demi, après le début de la Guerre de sécession, l’État fédéral s’était saisi de la question des réparations liées à l’esclavage. La question était en débat depuis de nombreuses années, aussi bien dans les allées du pouvoir qu’au sein du mouvement d’abolitionniste. Toutefois, ce n’est qu’en 1862 – sous un Congrès dominé par les Républicains après que la plupart de ses membres Démocrates avaient rejoint la Confédération - qu’il fut possible d’adopter le Compensated Emancipation Act qui définit le seul cadre dans lequel des réparations en lien avec l’esclavage furent autorisées - et que l’on indemnisa les propriétaires d’esclaves de Washington (dans le district fédéral de Columbia) pour le manque à gagner qu’a représenté pour eux l’émancipation de leurs « biens meubles humains ». Les esclaves – qui constituaient la pierre angulaire de l’économie du Sud, permirent aux prêteurs du Nord de profiter du commerce de coton, et furent les producteurs involontaires de la matière première autour de laquelle l’industrie textile a été construite – ne reçurent rien. L’essai magistral de Ta-Nehisi Coates dans la livraison de ce mois de The Atlantic repose la question des réparations. Mais l’on se méprendrait à penser que cette question avait complètement disparu entre (le Compensated Emancipation Act) et aujourd’hui où les familles blanches gagnent en moyenne deux dollars pour chaque dollar gagné par des Noirs. L’essai de Coates est un passage en revue des conséquences économiques d’une discrimination qui ne peut être annihilée par rien d’autre qu’un programme massif de redistribution (...). »

Lire l’article de Ta-Nehisi Coates dans The Atlantic
Lire l’article de Jelani Cobb dans le New Yorker

30 mai 2014

Mentions légales | Conception et réalisation: Lucien Castex | Plan du site | Accès restreint