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Cinéma et histoire. BlacKkKlansman, Spike Lee, 2018.

Le pitch du film.

« Spike Lee, cinéaste visionnaire, raconte l’incroyable histoire vraie d’un héros américain. Nous sommes au début des années 1970 et Ron Stallworth (John David Washington) est le premier flic afro-américain à faire partie du service de police de Colorado Springs. Déterminé à se faire un nom, Stallworth se lance courageusement dans une mission dangereuse : infiltrer et montrer le Ku Klux Klan de l’intérieur. Le jeune flic engage donc un collègue plus expérimenté, Flip Zimmerman (Adam Driver), dans l’enquête secrète de toute une vie. Ensemble, ils s’associent pour éliminer le groupe de haine extrémiste alors que l’organisation cherche à assainir sa rhétorique violente pour faire appel au grand public. Produit par l’équipe à l’origine de Get Out [Jordan Peele, 2018], récompensé par un Oscar ».

La véritable histoire de Ron Stallworth

BlacKkKlansman n’est pas, à proprement parler, un film historique ni documentaire, mais un détour de Spike Lee par un fait authentique pour parler de l’Amérique contemporaine. La véritable histoire de Ron Stallworth a été racontée par le Washington Post :

Ron Stallworth, le premier détective [« policier enquêteur » ̶ police officer désignant le « gardien de la paix »] noir de la police de Colorado Springs, analysait un journal local en octobre 1978 lorsqu’il remarqua une petite annonce placée par le Ku Klux Klan :

"Pour plus d’informations", annonce-t-on, "contactez PO Box 4771, Sécurité, Colorado".

Stallworth a répondu à l’annonce par une courte note :
« Je leur ai dit que j’étais un homme blanc qui détestait les Aztèques [« spics », expression raciste pour désigner des « latinos »], les Jaunes [« Chinks », expression raciste pour désigner les Asiatiques], les Juifs, les Japonais et quiconque n’était pas un Blanc Aryen comme moi », s’est souvenu Stallworth lors d’un récent entretien téléphonique. « Je leur ai dit que je voulais faire quelque chose pour arrêter la violence faite à la race blanche ».

Stallworth a cependant commis une erreur. « J’ai signé de mon vrai nom, plutôt que par mon pseudonyme », a-t-il déclaré, « et je l’ai envoyé par la poste, pensant que je recevrais un prospectus, une brochure ou quelque chose du genre. »

Deux semaines plus tard, le téléphone sonna au bureau de Stallworth. C’était le responsable de la section locale du Ku Klux Klan à Colorado Springs.

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