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Barack Obama, « Des droits du fœtus et des blessures prénatales résultant d’actions de la mère pendant la grossesse », Harvard Law Review, 1990.

Bien que la question du droit à la vie d’un fœtus ait reçu l’attention la plus importante dans le débat sur l’avortement, un certain nombre d’États ont étendu la protection de l’enfant à naître à d’autres contextes, aussi bien à travers des dispositions pénales qu’à travers des règles de responsabilité civile. En effet, quelques commentateurs ont ardemment recommandé aux États d’étendre la notion « de droits du fœtus » afin de permettre à un fœtus de poursuivre en justice sa mère pour des blessures prénatales résultant d’actions de la mère pendant la grossesse. Dans la présente affaire Stallman v. Youngquist, la Cour suprême de l’Illinois a rejeté une telle extension.
La cour a conclu que le droit à la vie privée et à l’intégrité physique d’une femme enceinte, aussi bien que la difficulté d’établir une règle juste ou « raisonnable » de diligence prénatale, milite contre la reconnaissance le droit d’un fœtus de poursuivre en justice sa mère pour le fait de blessures prénatales involontaires. Bien que la cour, dans cette affaire, ait eu affaire exclusivement à la capacité du fœtus de poursuivre sa mère pour sa négligence pendant la grossesse, le cas intéresse plus largement les considérations politiques et constitutionnelles en défaveur de tout usage de la responsabilité civile en vue de contrôler le comportement de femmes enceintes.

(…)

103 Harvard L. Rev., 1989-1990, pp. 823-826.
Bien que cet article ne soit pas signé, il est désormais établi que l’actuel président des États-Unis en a été l’auteur et qu’il s’agit probablement de l’unique « article de doctrine » (selon le lexique juridique français) qu’il a commis pendant ses années de présidence de la Harvard Law Review et de professorat à Chicago. L’article consiste en un commentaire d’une décision de la Cour suprême de l’Illinois [Stallman v. Youngquist, 125 Ill2.d 267, 531 N.E.2d 355 (1988)].
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