L’Impeachment de Donald Trump. Textes et documents.

Ochlocratie ou République plébiscitaire ? Jules Lemaître, La (...)

Cour suprême. Les nominations de Donald Trump

La First Lady des Etats-Unis : une institution politique, (...)

Pascal Mbongo, E Pluribus Unum. Du creuset américain, (...)

Alexandra Geneste, « Le verdict des juges pour Obama », Journal du Dimanche, 24 juin 2012.

« Quelle que soit la décision de la Cour, son arrêt sera cité pendant les 250 prochaines années », lâchait il y a quelques semaines l’avocat Tom Goldstein, un spécialiste de la Cour suprême. C’était à l’occasion du 2e anniversaire de la réforme phare de Barack Obama, destinée à fournir une assurance-santé aux millions d’Américains qui en sont dépourvus. Saisie par 28 Etats républicains, une organisation patronale, des particuliers et par le gouvernement lui-même, la Cour doit rendre son verdict d’ici à vendredi. Seules quatre dispositions de la réforme, qui compte 2.700 pages, sont examinées par les neuf « sages ». Cinq de ces juges ont été nommés par un président républicain et quatre par un président démocrate. Le passage le plus controversé, le mandat individuel, impose à tous les Américains de souscrire une couverture maladie avant 2014, sous peine d’amende. Les républicains l’assimilent à un impôt et y voient la marque d’un « socialisme à la canadienne » menant le pays à la « banqueroute ». A peine Obama promulguait-il la loi en mars 2010, qu’ils faisaient de son abrogation leur cheval de bataille, ce qui leur a permis de remporter une victoire historique aux législatives huit mois plus tard. Très complexe et censée n’entrer en vigueur que progressivement sur quatre ans, cette réforme rebaptisée péjorativement « ObamaCare » par ses détracteurs, est en et mal comprise par l’opinion publique. Deux tiers des Américains souhaitent aujourd’hui la voir abolie. (…). La Cour suprême peut donner son feu vert à l’ensemble du texte, en invalider une partie ou le rejeter dans son ensemble. (…) Les partisans de la réforme placent leurs espoirs dans le président conservateur de la juridiction, John Roberts, qui pourrait, selon les experts, valider la législation au nom de son statut de « garant de l’intégrité institutionnelle ». Mais celui qui risque de créer la surprise s’appelle Anthony Kennedy. Sans liens avec l’illustre famille, ce juge centriste vote selon les sujets tantôt à gauche, tantôt à droite (…).

Mentions légales | Conception et réalisation: Lucien Castex | Plan du site | Accès restreint